







Bien nourrir son compagnon, c'est bien plus qu'une question de gamelle pleine. C'est un acte d'amour quotidien, une attention portée à sa santé, à son énergie, à sa longévité. Et pourtant, face à l'immensité des rayons et des étiquettes incompréhensibles, choisir peut vite devenir un vrai casse-tête. Croquettes, pâtée, ingrédient naturelle, bio, … par où commencer ?
Cet article vous donne toutes les clés pour comprendre les besoins nutritionnels canins, décrypter les différentes formes et faire les meilleurs choix pour lui, et pour vous.
Avant de choisir, encore faut-il comprendre ce dont il a réellement besoin. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, le chien n'est pas un carnivore strict : c'est un omnivore qui tire le meilleur de sources animales et végétales, à condition que les proportions soient respectées et que les ingrédients soient de qualité.
Les protéines sont la base de l'alimentation canine. Elles participent au développement musculaire, à la réparation des tissus et au bon fonctionnement du système immunitaire. Les meilleures sources sont d'origine animale : poulet, bœuf, agneau, thon, œuf. La qualité prime toujours sur la quantité : mieux vaut une alimentation digestibles qu'une liste d'ingrédients interminable aux origines floues. Pour les chiens sensibles ou allergiques, certaines protéines comme le saumon ou l'agneau sont particulièrement bien tolérées.
Les graisses sont souvent diabolisées à tort. Les lipides sont une source d'énergie concentrée et jouent un rôle crucial dans l'absorption des vitamines liposolubles (A, D, E, K). Les acides gras oméga-3 et oméga-6, notamment ceux issus de l'huile de poissons contribuent à un pelage brillant, à la santé cutanée et aux fonctions cognitives.
Les glucides ne sont pas un besoin vital, mais ils constituent une source d'énergie utile lorsqu'ils proviennent de sources de qualité (riz, patate douce, légumineuses). À éviter en excès : les céréales raffinées sans valeur nutritive réelle. C'est pourquoi de nombreux propriétaires se tournent aujourd'hui vers des aliments sans céréales (grain free), notamment pour les chiens souffrant d'intolérances ou de problèmes de digestion.
Vitamines, minéraux, oligo-éléments : sans eux, même une alimentation bien protéinée ne suffit pas. Le calcium et le phosphore sont essentiels à la solidité des os, la taurine protège le cœur, et les antioxydants (vitamine E, sélénium) renforcent les défenses naturelles. Un aliment complet et équilibré doit couvrir l'ensemble de ces besoins sans supplémentation nécessaire. C'est là toute la différence entre un aliment de qualité vétérinaire et un produit bas de gamme.
Il n'existe pas une seule et unique façon de nourrir votre compagnon. Chaque format a ses avantages et ses limites. Le tout est de choisir ce qui correspond le mieux au profil de votre animal et à votre quotidien.
Les croquettes sont aujourd'hui la forme d'alimentation la plus répandue. Pratiques à conserver, faciles à doser, économiques : elles cochent beaucoup de cases. Mais toutes ne se valent pas. La qualité des ingrédients, le taux de protéines animales, l'absence d'additifs inutiles : voilà ce qui distingue une bonne croquette d'une médiocre.
Les croquettes premium ou vétérinaires sont formulées pour répondre aux besoins spécifiques de chaque chien : taille, race, âge, niveau d'activité. Certaines gammes proposent des formules adaptés aux estomacs fragiles, pour les chiens intolérants, et light pour les chiens en surpoids. Elles constituent la base d'une vie saine et équilibrée à condition de bien les choisir.
Avec sa texture moelleuse et son arôme prononcé, la pâtée est souvent plébiscitée par les chiens les plus difficiles ou les seniors dont l'appétit baisse. Sa forte teneur en eau (70 à 80 %) contribue à l'hydratation, ce qui est un vrai plus pour les chiens qui boivent peu. En complément de croquettes, elle peut enrichir la gamelle, apporter une variété de viandes (poulet, bœuf, agneau...) et raviver l'enthousiasme à l'heure des repas.
De plus en plus de propriétaires optent pour des recettes maisons ou bios : viandes fraîches d'origine contrôlée, légumes cuits ou crus, compléments minéraux. Si l'intention est louable, cette approche demande une vraie rigueur. Une ration mal équilibrée expose le chien à des carences ou des excès qui peuvent avoir des conséquences sérieuses sur sa santé. Elle nécessite idéalement l'accompagnement d'un vétérinaire nutritionniste.
Le BARF consiste à nourrir son chien avec des aliments crus : viandes, abats, os charnus, légumes. Ses adeptes lui prêtent de nombreux bénéfices : meilleure digestion, pelage plus brillant, dents plus saines. Mais l'équilibre nutritionnel est difficile à garantir sans expertise, et des risques bactériologiques existent (salmonelles, listeria). À réserver aux propriétaires bien informés, suivis par un professionnel de santé animale.
Les friandises ne sont pas des aliments anodins. Utilisées à bon escient, elles sont de précieux outils d'éducation et de renforcement du lien. Mais elles ne doivent pas dépasser 10 % des apports caloriques journaliers. Privilégiez des friandises à base d'ingrédients naturels, sans sucres ajoutés, sans conservateurs artificiels et offrez avec parcimonie.
Il n'y a pas de recette universelle. La bonne alimentation dépend du chien que vous avez devant vous. Voici les critères essentiels pour faire le meilleur choix.
En pleine croissance, le chiot a des besoins différents du chien adulte : plus de protéines, plus de calcium, plus de calories. Une alimentation formulée pour les chiots est indispensable jusqu'à ses 12 mois ou plus selon les races. Une alimentation adulte ne couvre tout simplement pas ses besoins.
Entre 1 et 7 ans environ selon la taille, le chien adulte a besoin d'une alimentation équilibrée et adaptée à son niveau d'activité. Un animal sportif n'a pas les mêmes besoins qu'un sédentaire. La nutrition doit maintenir un poids de forme, soutenir les muscles et garantir une bonne digestion.
À partir de 7-8 ans, les besoins évoluent : moins de phosphore pour ménager les reins, plus d'oméga-3 pour les articulations, une densité énergétique adaptée à une activité réduite. Les formules senior répondent à ces exigences et contribuent à préserver la qualité de vie du chien vieillissant.
Un Chihuahua et un Berger Allemand n'ont pas du tout les mêmes besoins. La taille influence la taille des croquettes, la densité énergétique et la teneur en certains nutriments. Les grandes races sont plus sujettes aux troubles articulaires et bénéficient d'apports en glucosamine et chondroïtine. Certaines races ont des prédispositions génétiques qui nécessitent une attention nutritionnelle particulière : les chiens avec crâne court et large et un museau écrasé comme les Bulldogs ont souvent des digestions plus sensibles et tolèrent mieux des croquettes adaptés à leurs besoins.
Un chien stérilisé, en surpoids, allergique, ou souffrant de problèmes rénaux ou digestifs ont des besoins différents. Pour les chiens sensibles, des recettes hautement digestibles comme l'agneau ou le saumon. Sans colorants ni arômes artificiels elles peuvent transformer leur confort au quotidien. Moins de démangeaisons, un meilleur transit, des selles plus régulières : les résultats sont souvent visibles en quelques semaines.
La composition d'un aliment pour chien est listée par ordre décroissant. Si la première source de protéines est d'origine animale et clairement identifiée (« poulet 30 % » ou « saumon 25 % » plutôt que « viandes et sous-produits animaux »), c'est bon signe. Méfiez-vous des listes à rallonge, des colorants artificiels, des arômes de synthèse et des conservateurs chimiques (BHA, BHT, éthoxyquine). Plus liste est courte, mieux c'est.
Sous-alimenter ou suralimenter son chien est néfaste. Les indications portées sur les emballages sont un bon point de départ, mais ce ne sont que des moyennes. Chaque chien est unique.
Le poids cible et non actuel, l'âge, le niveau d'activité physique, la stérilisation, la saison : autant de variables à intégrer. Un chien très actif peut nécessiter jusqu'à 30 % de calories supplémentaires par rapport aux recommandations standard. Un chien stérilisé tend à prendre des kilos et doit souvent manger un peu moins. Il n'existe pas de plan universel : observez votre chien et ajustez.
La règle d'or est simple : on doit sentir les côtes sans les voir. Si vous ne les sentez pas, votre chien est en surpoids. Si elles sont trop saillantes, il est trop maigre. Cette évaluation doit être faite régulièrement. En cas de doute, votre vétérinaire peut vous aider à établir un plan alimentaire adapté.
Deux repas par jour conviennent à la majorité des chiens adultes. Les chiots ont besoin de 3 à 4 repas jusqu'à 6 mois, puis 2 à 3 jusqu'à un an. Les grandes races sont plus sujettes à la dilatation-torsion de l'estomac : fractionner les repas et éviter l'exercice intense juste après manger est une précaution recommandée.
Le marché de la nourriture pour chien est vaste, et les écarts de prix peuvent être considérables. Mais le prix seul ne dit rien de la qualité réelle.
Un aliment premier prix contient souvent davantage de céréales de remplissage, de sous-produits animaux non identifiés et d'additifs pour compenser un manque de palatabilité naturelle. Un aliment premium, lui, investit dans la qualité des matières premières : protéines animales identifiées, ingrédients d'origine naturelle. Sur le long terme, une meilleure alimentation peut réduire les frais vétérinaires liés à des problèmes de digestion, de peau ou de poids.
Pour comparer deux aliments, regardez d'abord la quantité de viande et son origine. Ensuite, la liste des ingrédients : plus elle est courte et lisible, mieux c'est. Vérifiez l'absence de conservateurs chimiques et d'arômes artificiels. Comparez enfin le coût à la ration journalière et non au kilo pour avoir une vision honnête du rapport qualité/prix. Un aliment plus dense nutritionnellement se donne en plus petite quantité.
Acheter la nourriture de son chien en ligne présente de nombreux avantages : prix souvent plus compétitifs, accès à un plus large choix de marques et de formules spécifiques, livraison à domicile et possibilité de s'abonner pour ne jamais manquer de stock. L'abonnement régulier permet également d'automatiser les commandes, d'assurer une alimentation continue sans rupture et, souvent, de bénéficier de tarifs préférentiels. Pratique, économique et sans effort : c'est aujourd'hui la façon la plus simple de bien nourrir son chien.
Changer brutalement la nourriture de son chien peut provoquer des troubles digestifs : diarrhées, vomissements, inconfort. Toute transition doit être progressive, sur 7 à 10 jours minimum.
La méthode : commencez par introduire 20 à 25 % du nouvel aliment dans la ration habituelle, et augmentez progressivement jusqu'au remplacement complet. Si des troubles apparaissent, ralentissez le rythme. Certains chiens ont un système digestif particulièrement sensible et nécessitent jusqu'à 3 semaines de transition.
C'est tentant, mais risqué. De nombreux aliments humains sont toxiques pour le chien : raisins, oignons, chocolat, ail, avocats, noix de macadamia, xylitol (présent dans de nombreux produits sucrés)… Sans compter que les assaisonnements, le sel et les graisses cuites ne lui conviennent pas. La règle de base : la gamelle de votre chien, c'est la sienne.
L'eau est le premier des nutriments. Un chien doit avoir accès en permanence à de l'eau fraîche et propre. Les chiens nourris aux croquettes ont des besoins en eau encore plus importants que ceux nourris à la pâtée. Changer l'eau au moins une fois par jour et nettoyer régulièrement le bol : deux gestes simples mais essentiels.
Ni un prix élevé ni un nom de marque connu ne garantissent la qualité d'une nourriture. Ce qui compte vraiment, c'est la composition : le taux de viande, l'absence d'additifs inutiles, la transparence du fabricant. Apprenez à lire les étiquettes, c'est le meilleur filtre.
Votre chien vous parle avec son corps. Pelage terne, grattages fréquents, selles molles, prise de poids inexpliquée, manque d'énergie, mauvaise haleine persistante : autant de signaux qui peuvent indiquer que sa nourriture ne lui convient pas. Observez-le, adaptez, et consultez votre vétérinaire si besoin.
La nourriture est sans doute le levier le plus puissant pour préserver la santé de votre chien sur le long terme. Un animal bien nourri déborde d'énergie, son pelage brille, sa digestion est fluide, son immunité est solide. Et il vieillit mieux.
Prenez le temps de comprendre ses besoins, de comparer les options disponibles et de choisir une recette à la composition claire et honnête. Et si vous avez un doute, votre vétérinaire reste votre meilleur allié. Parce que chaque museau est unique et chaque gamelle devrait l'être aussi.
En tant que vétérinaire, beaucoup de propriétaire d’animal de compagnie souhaitent offrir la meilleure alimentation à leur chien. La vérité, c'est qu'il n'y a pas de réponse universelle. Chaque animal est unique, avec des besoins nutritionnels individuels qui diffèrent selon son âge, sa race, sa taille, son activité physique et son état de santé.
L'élément clé est la qualité des ingrédients et l'équilibre entre protéines, matières grasses, glucides, fibres, vitamines, minéraux et surtout l'hydratation. Si vous favorisez des terrines, des croquettes ou d'allier les deux, assurez-vous qu'elles soient complètes et adaptées à votre chien.
Mon meilleur conseil ? Observez votre animal de compagnie. Un pelage brillant, de l'énergie, et un bon transit sont les meilleurs indicateurs d'une alimentation de qualité. En cas de doute, une évaluation ou une prescription spécifique peut être nécessaire pour optimiser sa vitalité.

.png)
.png)
.png)

.png)

Oui, tout à fait. Les croquettes apportent du croquant et participent à la santé dentaire, tandis que la pâtée augmente l'hydratation et la palatabilité du repas. Veillez simplement à ajuster les quantités totales pour ne pas dépasser les besoins caloriques de votre chien.
Comparez la composition avant tout : taux de viande identifiée (poulet, agneau…), absence de céréales de remplissage, lisibilité des matières premières. Tenez compte de la taille de votre chien (format médium, petit, grand), de son âge et de ses éventuelles sensibilités. Les avis de votre vétérinaire et des autres propriétaires sont de précieux repères.
Certaines races ont des prédispositions articulaires, cardiaques, digestives. Les grandes races, les brachycéphales (bouledogues, carlins) ou les chiens à poil long peuvent bénéficier de formules adaptées.
Les deux options ont leurs avantages. Acheter en ligne permet d'accéder à un choix plus large, souvent à des prix plus compétitifs, avec la possibilité de s'abonner pour ne jamais être à court. En animalerie, vous bénéficiez de conseils en direct. Pour le quotidien, l'abonnement en ligne reste la solution la plus pratique et souvent la plus économique.
Un chien bien nourri a un pelage brillant, une digestion régulière, un niveau d'énergie stable et un poids de forme. On doit pouvoir sentir ses côtes sans les voir. Si vous observez des changements inhabituels, consultez votre vétérinaire.
Chocolat, raisins, oignons, ail, avocats, noix de macadamia, xylitol : ces aliments courants sont toxiques pour le chien. En cas d'ingestion accidentelle, contactez immédiatement votre vétérinaire.
Les croquettes vétérinaires sont formulées pour répondre à des besoins médicaux précis (allergies, troubles rénaux, surpoids…) et sont prescrites par un vétérinaire. Les aliments premium du commerce, eux, visent l'équilibre nutritionnel optimal pour un chien sain. Dans les deux cas, la qualité des ingrédients et la transparence de la composition font toute la différence.
Oui. Les croquettes apportent du croquant et participent à la santé dentaire, tandis que la pâtée augmente l'hydratation et la palatabilité. Veillez simplement à ajuster les quantités pour ne pas dépasser les besoins journaliers de votre chien.
Créez le profil de votre chien en 2 minutes et recevez des recommandations nutritionnelles personnalisées par nos experts.
Créez le profil de votre chat en 2 minutes et recevez des recommandations nutritionnelles personnalisées par nos experts.