Parmi toutes les races de chien, le Saint-Bernard occupe une place à part : ce géant d'origine suisse est devenu, grâce aux sauveteurs du col du Grand-Saint-Bernard puis au film Beethoven, l'un des chiens les plus célèbres au monde. Derrière sa stature se cache un compagnon doux et attachant, qui demande pourtant beaucoup de temps et d'espace. Au sommaire : son histoire, ses deux variétés de fourrure, son caractère, son éducation, sa santé, ses repères de ration et son budget. Ces repères informent et ne remplacent pas l'avis de votre vétérinaire.
Le Saint-Bernard doit son nom à l'hospice du Grand-Saint-Bernard, perché à 2 469 mètres d'altitude entre la Suisse et l'Italie. Ce refuge a été fondé au XIe siècle par Bernard de Menthon, archidiacre d'Aoste, pour accueillir les voyageurs et les pèlerins qui franchissaient les Alpes. Canonisé, saint Bernard de Menthon a ainsi donné son nom à ce célèbre passage, puis à la race.
Selon le standard officiel de la Fédération Cynologique Internationale, les ancêtres directs du Saint-Bernard sont les grands chiens de ferme très répandus dans la région. Avant l'officialisation de son nom, on l'appelait aussi chien de l'hospice ou mastiff alpin.
Dès le milieu du XVIIe siècle, les religieux s'entourent de grands chiens de montagne destinés à la garde et à la défense. Leur présence est attestée par des images datant de 1695 et par une note des actes du refuge de 1707. Ce premier rôle de chien de garde a vite laissé place à une autre mission, bien plus connue.
Les chiens accompagnent bientôt les voyageurs sur le sentier, puis servent à retrouver ceux qui se sont égarés dans la neige et le brouillard. Le flair de ces chiens, leur endurance et leur sens de l'orientation en font de précieux alliés du sauvetage. En 1800, les soldats de l'armée de Bonaparte, qui franchissent le col du Grand-Saint-Bernard, rapportent leurs exploits et diffusent au XIXe siècle la réputation du Saint-Bernard dans toute l'Europe.
Le plus célèbre de ces chiens est Barry, né à l'hospice du Grand-Saint-Bernard en 1800. En douze années de service, il aurait participé au sauvetage de plus de 40 personnes, ce qui en a fait le prototype du sauveteur à quatre pattes. Épuisé, il a été envoyé à Berne en 1812, où il est mort en 1814 ; sa dépouille est aujourd'hui exposée au musée d'histoire naturelle de la ville.
Depuis, un chien du chenil porte traditionnellement son nom en hommage à ce héros. L'image du petit tonneau accroché au cou vient en revanche d'un tableau peint en 1820 par Edwin Landseer : les chanoines ont toujours nié que leurs chiens en aient porté en mission. Selon une estimation du musée d'histoire naturelle de Berne, les chiens de l'hospice auraient contribué à sauver plus de 2 000 personnes en deux siècles, un chiffre à prendre avec prudence. Le dernier sauvetage attribué à un Saint-Bernard dans les Alpes a été daté de 1955 ; pour les secours, on lui préfère aujourd'hui des chiens plus légers, comme le berger allemand.
La sélection moderne se structure au XIXe siècle. En 1867, Heinrich Schumacher établit les premiers documents généalogiques ; le livre des origines suisse a été ouvert en février 1884 : il inscrit d'abord un Saint-Bernard nommé Léon, suivi de 28 autres de la même race. Ce livre marque le début d'une sélection rigoureuse, et le club suisse du Saint-Bernard a été fondé à Bâle le 15 mars 1884.
Le 2 juin 1887, un congrès international reconnaît officiellement le Saint-Bernard comme race d'origine suisse : il est depuis considéré comme le chien national du pays. Le Saint-Bernard a été reconnu à titre définitif par la FCI le 28 août 1954, qui le classe dans le groupe 2, celui des chiens de type Pinscher et Schnauzer, molossoïdes, chiens de montagne et de bouvier suisses (section 2.2, molossoïdes de type montagne). En France, le Club français du Saint-Bernard et du Dogue du Tibet a vu le jour en 1908.
Depuis 2005, c'est la Fondation Barry, installée à Martigny, qui a repris l'élevage des chanoines. Elle fait naître chaque année une centaine de chiots avec pedigree en Suisse, où la population reste modeste (environ 600 chiens). Elle mène aussi des programmes de médiation animale avec ses chiens, fidèle à la mission d'accueil voulue par Bernard de Menthon.
Le Saint-Bernard est un chien de grande taille, de type molossoïde, dont l'aspect, selon le standard, est « empreint de majesté ». Son corps est puissant, ferme et musclé, un peu plus étiré que haut : la proportion recherchée entre la hauteur au garrot et la longueur du tronc est de 9 pour 10. Le crâne et le museau réunis mesurent un peu plus du tiers de la hauteur au garrot.
Le standard des races suisses fixe pour chaque sexe une hauteur minimale et une hauteur maximale au garrot : vous pouvez les voir dans le tableau ci-dessous. Un sujet qui dépasse la limite haute n'est pas pénalisé si son allure reste harmonieuse et sa démarche correcte. La taille moyenne d'un adulte se situe donc entre 70 et 90 centimètres.
Le poids n'est pas fixé par le standard : les repères du tableau sont ceux de la Fondation Barry, pour des adultes en bonne condition. Certains sujets dépassent généralement ces valeurs sans être en surcharge, d'autres les dépassent à cause de kilos superflus. Un petit Saint-Bernard ne pèse que 500 à 700 g à la naissance et n'atteint sa maturité physique qu'au terme de sa deuxième année.
La tête du Saint-Bernard est puissante et expressive : le crâne est large, légèrement bombé, avec un stop bien marqué et une truffe noire, large et anguleuse. Les yeux, de taille moyenne, vont du brun foncé au noisette ; le standard recherche des paupières bien fermées et exclut l'entropion comme l'ectropion.
Les oreilles, attachées haut, sont souples et arrondies à leur extrémité. Le cou est puissant, avec un fanon modéré, et la queue, lourde, descend au moins jusqu'au jarret. Au repos, elle est portée tombante ; quand le Saint-Bernard est en éveil, elle remonte un peu.
Le standard reconnaît deux variétés de Saint-Bernard, jugées selon les mêmes critères en exposition. La variété à poil court, à double couche, offre une couverture dense, bien couchée et rude, avec un sous-poil abondant et une culotte légère aux cuisses. C'est la forme d'origine : jusque vers 1830, tous les chiens du col avaient cette fourrure rase.
La variété longue porte une fourrure droite et assez fournie, un peu ondulée sur les hanches et la croupe, avec des franges aux antérieurs, des culottes bien garnies et une queue touffue ; la face reste rase. Elle serait apparue à partir de croisements avec le Terre-Neuve ancien, au milieu du XIXe siècle (entre 1830 et 1850), pour renouveler la lignée.
Les chanoines ont toujours préféré la variété courte, pour une raison simple : la neige s'accroche à une fourrure fournie. Aujourd'hui encore, trois quarts des chiots nés à la Fondation Barry sont de la variété courte et un quart de la variété longue, pour préserver la diversité génétique. À la maison, la différence tient surtout au temps de brossage, pas au tempérament.
La robe du Saint-Bernard est à fond blanc, avec des zones rouge franc plus ou moins grandes (on parle de chien panaché), qui peuvent former un manteau continu sur le dos et les flancs. Le rouge-brun bringé est admis, le jaune-brun toléré, et des charbonnures sur le masque sont recherchées.
Certaines marques blanches sont prescrites par le standard de la race : poitrail, pieds, bout de la queue, bande autour du museau, liste sur le chanfrein et nuque. Un collier blanc et un masque sombre symétrique sont appréciés. Une robe entièrement blanche ou entièrement rouge-brun entraîne en revanche l'exclusion : c'est l'une des règles non négociables du standard.
Le standard décrit un chien de caractère aimable, au tempérament « calme à vif » et vigilant. Au quotidien, le Saint-Bernard est un géant affectueux, patient et très attaché à sa famille, qui recherche la compagnie de ses humains. C'est une race de famille avant tout. Le Saint-Bernard n'aime ni les longues absences ni l'inactivité : un Saint-Bernard laissé seul trop souvent peut aboyer en votre absence ou s'ennuyer.
Grâce à sa carrure, le Saint-Bernard suffit souvent à dissuader les intrus, et il reste attentif à ce qui se passe autour de la maison. Il ne se montre pas agressif pour autant : le standard exclut d'ailleurs le sujet peureux comme le sujet agressif. Cette race est en revanche parfois têtue, un trait qui se gère par l'éducation et la patience.
Le film Beethoven a rendu la race populaire dans le monde entier, mais il a aussi donné l'image d'un chien ingérable. À partir de ce succès, beaucoup de familles ont adopté un Saint-Bernard sans mesurer ses besoins : derrière le héros de Beethoven, il y a un compagnon imposant qui demande du temps, de la place et un cadre clair.
Réputé pour sa patience, le Saint-Bernard fait un bon compagnon pour les enfants, qui voient souvent en lui un gros nounours. Sa taille impose toutefois de surveiller les jeux avec les enfants en bas âge : un simple coup de queue ou un élan d'enthousiasme peut renverser un tout-petit. Nos conseils pour préparer la rencontre entre votre chien et un nouveau-né s'appliquent pleinement à ce colosse.
S'il n'a pas été élevé avec d'autres animaux, le Saint-Bernard peut se montrer moins sociable, voire possessif. Une socialisation précoce, avec des rencontres variées dès les premières semaines, l'aide à devenir un adulte serein avec les autres chiens et les chats.
Comme beaucoup de chiens de grande taille, le Saint-Bernard peut vivre en ville à condition de sortir plusieurs fois par jour et d'avoir de la place pour se coucher confortablement. Les escaliers répétés restent déconseillés tant qu'il grandit, et la chaleur d'un logement mal ventilé lui pèse. Une maison avec jardin, à la campagne ou en montagne, convient nettement mieux à cette race.
Avant de craquer pour un chiot, pesez aussi la place en voiture, le coût et le temps nécessaire. Notre guide pour choisir un chien adapté à votre quotidien vous aide à faire le point sans céder au seul coup de cœur, et nos repères sur les signes d'un chien heureux vous guident ensuite.
L'éducation d'un Saint-Bernard doit commencer dès son arrivée, car la petite boule de poils devient vite un adulte de plus de 60 kg. Ce Saint-Bernard intelligent et à l'écoute progresse bien avec l'éducation positive : récompenses, cohérence et fermeté, jamais de brutalité.
Avec un Saint-Bernard, travaillez en priorité la marche en laisse, dès le jeune âge : un adulte qui tire devient ingérable. Apprenez-lui aussi à ne pas sauter sur les gens, même pour dire bonjour, et à rester posé quand vous mangez. Ces règles fixées tôt évitent bien des maladresses plus tard.
Même avec un petit Saint-Bernard, les séances doivent généralement rester courtes, ludiques et répétées chaque jour. Commencez par la propreté du chiot et l'ordre « assis », puis consultez notre article sur les erreurs d'éducation à éviter. Nos repères pour accueillir un chiot vous aident à préparer la maison, et si vous adoptez un adulte, lisez nos conseils pour éduquer un chien adulte.
Le Saint-Bernard n'a pas besoin de sport intense, mais de plusieurs promenades par jour et d'un terrain pour s'ébattre. Tant que votre Saint-Bernard grandit, évitez les sauts, les courses prolongées et les escaliers, qui sollicitent des articulations encore fragiles. Adaptez toujours la durée à sa forme du jour : il est facile de voir quand il sature : s'il se couche sur le chemin, raccourcissez la sortie suivante.
Parmi les activités qui lui plaisent :
Pour varier les sorties, piochez dans nos idées de jeux d'extérieur pour chien. À partir du moment où le rappel est fiable, dans un terrain clos et sûr, vous pouvez aussi le promener sans laisse. D'autres pistes vous attendent dans notre rubrique éducation du chien.
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Comme la plupart des races de grande taille, le Saint-Bernard vit moins longtemps qu'une race de format moyen : son espérance de vie se situe entre 8 et 10 ans. Une étude britannique portant sur plus de 580 000 chiens donne une longévité médiane de 9,3 ans pour la race. Un suivi vétérinaire régulier reste généralement la meilleure protection, et notre rubrique santé du chien rassemble les repères utiles.
La dysplasie de la hanche et celle du coude comptent parmi les problèmes les plus fréquents chez ces chiens. Une croissance trop rapide, des kilos en trop ou des efforts excessifs pendant le développement aggravent le risque. Demandez à l'éleveur les résultats de dépistage des parents avant de réserver un chiot de cette race.
En cas de raideur au lever ou de boiterie, lisez nos repères sur le chien qui boite et consultez sans tarder : seul votre vétérinaire peut poser un diagnostic. Une dysplasie se gère d'autant mieux qu'elle est repérée tôt, d'où l'intérêt de radiographies de contrôle.
Le Saint-Bernard fait partie des chiens de grande taille à thorax profond les plus exposés au syndrome de dilatation et de torsion de l'estomac, où l'organe se remplit de gaz puis tourne sur lui-même. Le centre hospitalier universitaire vétérinaire de Montréal cite les signes qui doivent alerter :
C'est une urgence vitale : appelez immédiatement un vétérinaire. Pour réduire le risque, fractionnez la ration, évitez l'effort juste avant et après le repas et limitez l'avidité à la gamelle ; notre guide pour apprendre à un chien à manger lentement donne des astuces simples. Une gastropexie préventive peut aussi se discuter avec votre vétérinaire. Retrouvez enfin les signes d'un ventre douloureux et nos repères face à un chien qui vomit.
Chez les chiens de cette race, comme dans d'autres races lourdes, les paupières font l'objet d'une attention particulière : entropion et ectropion sont des défauts éliminatoires, et un nettoyage régulier limite les irritations. La race est aussi concernée par certaines atteintes cardiaques, l'ostéosarcome (tumeur de l'os) et une polyneuropathie héréditaire, d'origine génétique, pour laquelle un test génétique existe.
Enfin, les chiens de cette race supportent bien le froid mais très mal la chaleur. En été, promenez-le tôt le matin ou le soir et gardez-le au frais ; notre page sur la chaleur chez le chien détaille les gestes utiles. Au moindre doute, fiez-vous aux signes de maladie à surveiller et appelez votre vétérinaire.
L'alimentation du Saint-Bernard doit apporter, comme chez tous les chiens géants, des protéines animales de qualité pour entretenir sa masse musculaire, mais une énergie mesurée pour ne pas prendre de kilos superflus. Pour une analyse détaillée de ses besoins, consultez nos croquettes adaptées au Saint-Bernard. Les besoins de la race rappellent ceux du Léonberg, du Mastiff ou du Dogue allemand.
La FEDIAF retient 95 à 110 kcal par kilo de poids métabolique pour un adulte peu à modérément actif. Pour le chiot, elle prévoit 210 kcal jusqu'à la moitié de la masse adulte, 175 kcal jusqu'à 80 % et 140 kcal ensuite. Pour des croquettes à 380 kcal pour 100 g (400 pour le chiot), voici des repères indicatifs :
Ces chiffres sont des points de départ : l'activité, la stérilisation et l'état corporel modifient les besoins. Pour voir le détail du calcul, suivez notre méthode pour estimer la quantité de croquettes à donner vous aidera à affiner. Jusqu'à 18 à 24 mois, il reçoit des croquettes pour chiot formulées pour les grands formats (notre guide des premiers mois détaille cette étape), puis passe aux croquettes pour chien adulte, et le senior aux croquettes pour chien senior.
Deux repas par jour sont généralement conseillés chez l'adulte, trois à quatre chez le chiot de moins de 6 mois : ce fractionnement limite le volume ingéré à chaque prise. Servez-les au calme, jamais juste avant ou après la promenade. Des croquettes riches en protéines de qualité aident à garder du muscle sans surcharge. Tout changement d'aliment se fait sur 7 à 10 jours :
Notre guide pour réussir la transition alimentaire détaille chaque étape. Après stérilisation, des croquettes pour chien stérilisé aident à garder la ligne. Gardez aussi en tête la liste des aliments interdits aux chiens, car ce colosse atteint facilement la table, et notre comparatif nourriture maison ou croquettes si vous hésitez.
Les chiens des deux variétés perdent leurs poils, surtout pendant la mue de printemps et d'automne. Un brossage une à deux fois par semaine suffit pour la variété courte ; la fourrure fournie demande un passage plus fréquent, car des nœuds se forment dans le cou et sur les culottes. Un pelage entretenu reste aussi une barrière contre le froid et l'humidité.
Chez le Saint-Bernard, nettoyez le contour des paupières avec une compresse et une lotion adaptée, et inspectez les oreilles, larges et profondes, chaque semaine. Le Saint-Bernard bave beaucoup : gardez une serviette près de sa gamelle et essuyez ses babines après les repas et les sorties. Coupez ses griffes si elles ne s'usent pas assez.
Un chiot Saint-Bernard inscrit au LOF coûte en moyenne 1 000 à 1 700 €, selon l'élevage, la lignée et la région. Privilégiez un éleveur spécialiste de la race qui présente les dépistages articulaires des parents et vous laisse voir les chiots avec leur mère. Méfiez-vous des prix très bas des annonces de chiots non inscrits, souvent sans aucun suivi sanitaire.
Le budget d'entretien d'un Saint-Bernard est à la mesure de son gabarit : comptez environ une centaine d'euros par mois pour la nourriture, auxquels s'ajoutent le vétérinaire, l'assurance, un couchage renforcé et une voiture assez spacieuse. Les frais de santé peuvent grimper vite chez une race exposée aux problèmes articulaires, non couverts par toutes les assurances.
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Si vous hésitez avec un autre chien de montagne, comparez-le à d'autres races proches : le Bouvier bernois, le Grand Bouvier suisse, le Bouvier de l'Entlebuch ou le Montagne des Pyrénées, d'autres géants aux besoins voisins.
Le Saint-Bernard est un géant doux et fidèle, héritier des chiens de sauvetage des Alpes, qui existe en deux variétés : à poil court et à poil long. Cette race demande de l'espace, une éducation posée dès le plus jeune âge et une ration surveillée pour ménager ses hanches et son estomac. Pour tout sujet de santé, l'avis de votre vétérinaire reste la référence.
Le standard FCI fixe une hauteur au garrot de 70 à 90 cm pour le mâle et de 65 à 80 cm pour la femelle. Le poids n'est pas fixé par le standard : la Fondation Barry donne 70 à 80 kg pour un mâle et 50 à 65 kg pour une femelle.
Les deux variétés partagent le même standard, la même morphologie et le même caractère. Le poil court est dense, couché et rude avec un sous-poil abondant ; le poil long est droit, de longueur moyenne, avec des franges et une queue touffue, et demande un brossage plus fréquent.
Il vit en moyenne 8 à 10 ans, comme la plupart des chiens géants. Un poids de forme, une activité adaptée pendant la croissance et un suivi vétérinaire régulier des articulations et du cœur l'aident à vieillir dans de bonnes conditions.
C'est possible s'il sort plusieurs fois par jour et dispose d'assez de place, mais ce n'est pas l'idéal. Sa taille, sa sensibilité à la chaleur et son besoin de proximité le destinent plutôt à une maison avec jardin et à un maître disponible.
Comptez en moyenne 1 000 à 1 700 € pour un chiot inscrit au LOF, selon l'élevage et la lignée. Prévoyez ensuite une centaine d'euros par mois pour la nourriture, sans oublier les frais vétérinaires d'une race de grand format.
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